dimanche 11 novembre 2012

Frankenweenie



Réalisation : Tim Burton
Scénario : John August
Avec : Charlie Tahan, Winona Ryder, Martin Landau
Durée : 1h27mn
Année : 2012

L'histoire :
Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…


Tim Burton est de retour avec son 3ème long-métrage d'animation. Et quel film !

Pour la petite histoire, Frankenweenie est le remake d'un court-métrage de Burton datant de 1984. Le film de l'époque avait été réalisé avec de vrais acteur (Barret Oliver dans le rôle titre. Vous savez, le gamin de l'Histoire sans fin...). Le passage à l'animation image-par-image lui permet de revenir à nouveau à une technique qu'il chérit, tout en approfondissant le sujet qu'il avait effleuré à l'époque.

Ici, le maître-mot est hommage. Hommage principalement au cinéma d'horreur des années 30 avec en tête évidemment Frankenstein et sa suite La fiancée de Frankenstein (magnifique Edgar, référence à Igor le bossu ; la chienne Perséphone qui reprend la coiffure de la Fiancée). On notera également un clin d'oeil à Christopher Lee et aux films de la Hammer avec un petit extrait du Cauchemar de Dracula.

Au-delà des personnages, la réalisation et la photographie en noir et blanc (pouvait-il en être autrement ?) reprenne merveilleusement l'ambiance de ces classiques de l'horreur. Le cimetière des animaux, le moulin à vent, le "laboratoire" de Victor sont autant de décor somptueux qui ravissent la rétine des amateurs.

Ce film représente la quintessence de l'univers de Tim. Il réunit tant de sujets chers au réalisateur : l'animation image-par-image, le cinéma d'horreur classique, le dessin des personnages (la fille bizarre au chat qui est en fait une reprise de la Staring Girl de son recueil de poèmes La triste fin du petit enfant huître et autres histoires), ...

Peut-on apprécier le film pleinement si l'on est pas fan du grand Tim ? Difficile à dire, vu que je le suis... Mais en même temps, on peut en dire autant d'un grande partie de sa filmographie. Pour moi, c'est du tout bon ! Et clairement à classer parmi ses meilleures œuvres.





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